Bonne Année du Cochon de Feu

Publié le par Emma et Alain Vétillard

L’ANNEE CHINOISE DU COCHON DE FEU
OU DU COCHON QUI TRAVERSE LA MONTAGNE

par Georges Charles http://www.tao-yin.com/astrologie/cochon_feu.htm

 

L'ANNEE DU COCHON

"Jojo" le cochon chinois de Zumou


Astrologie Chinoise : l'Année du Cochon de Feu

Natifs de l'Année du Cochon :
1911 ; 1923 ; 1935 ; 1947 ; 1959 ; 1971 ; 1983 ; 1995 ; 2007

Année du Cochon de Feu Ding Hai ou "Cochon qui traverse la Montagne"
débute en France le 18 février 2007

Influence céleste : Tian Gan (Tronc Céleste) :
Ding
(4eme Tronc céleste) : Yang Maximum (Homme Adulte)

Influence terrestre : Di Zhi (Branche ou Rameau Terrestre) :
Hai (12eme Rameau (branche) Terrestre) : Yin Métal (sanglier sous la lune)


Cette année du Cochon de Feu Ding est donc naturellement placée sous le signe de la Prospérité et de la Réussite.


Il s'agit donc d'une année JUE YIN liée au BOIS mais subissant l'influence profonde de la TERRE et de l'EAU et aboutissant finalement au VENT .


L' année chinoise du "Cochon de Feu qui traverse la Montagne" est placée sous le signe terrestre du BOIS et sous le signe céleste JUE YIN (Tsiue Inn) et se caractérise par l'influence du VENT et de la SECHERESSE.
Elle est reliée à l'Orient de l'Est et plus particulièrement au Printemps et au début de l'Eté
donc au vent et à la chaleur modérés mais qui, ensemble, produisent la sécheresse.
Vent et sécheresse liés à la chaleur sont la cause de vertiges, de bourdonnements et de problèmes liés au foie.
Ces années Jue Yin évoquent, en énergétique classique, plus de problèmes hépatiques et dermatologiques avec tendance générale à l'essouflement et aux crampes..

Le texte classique de l'Empereur Kang Hsi sur le Cochon ET le Sanglier de Feu !

Lorsque le sanglier se fâche voilà le résultat !
La Bête du Gévaudan n'est pas loin.
Masque de Bugaku - Nara

Si l'Empereur de Chine le dit !

"Cet astérisme porte le nom de Tian Zhu (Tien Tchi) ou "Porc Céleste" et de Feng Zhu (Feng Tchi), le Sanglier et la grande étoile au Sud-Ouest porte le nom de Tian Zhu Mu ou "Oeil du Porc Céleste".
Comme on le sait les sangliers et cochons aiment beaucoup les terres bourbeuses et aqueuses.
Le "caractère des cochons" disent les Chinois c'est d'aimer la terre (correspond à l'élément Terre)et l'eau (correspond à l'élément Eau), donc l'endroit fangeux où l'on garde les pourceaux. Ils doivent y trouver, en permanence, un mélange d'eau et d'herbes ( correspond à l'élément Bois).
C'est pour cette raison que le caractère pour un réservoir d'eau ou un étang est composé des caractères Eau et Cochon, puisque les cochons aiment à manger et à se reposer auprès d'un étang ou au bord de l'eau dans les contrées marécageuses.
Or, c'est à la septième lune que les grandes pluies commencent selon l'antique calendrier de la Première Dynastie de Xia (Hia).
Un autre calendrier dit que c'est au dixième jour de l'époque des grandes chaleurs, c'est à dire au commencement de ce qui correspond à la période caniculaire de fin d'été (le mois d'Août), que les grandes pluies d'orage commencent à tomber (correspond à l'Elément Feu puis à l'élément Terre) .
Ces pluies de Septième Lune portent le nom de "pluies de gouttes de vin".
Dès que ces pluies ont amolli les terrains bas on lâche les pourceaux qui vont se vautrer dans cette eau marécageuse où ils trouvent une nourriture abondante de bestioles, de racines et de plantes.
Que ceci ait lieu dans cet astérisme est attesté depuis la plus haute antiquité et prouvé par un commentaire du Livre des Odes (Traité de la Poésie).
Ce Livre dit que les cochons aiment la pluie et le commentaire ajoute
"C'est pour cette raison qu'on voit les pourceaux entrer et patauger dans l'eau quand le Général Céleste à Tête de Cochon fait pleuvoir".
Or, le "Général Céleste" est l'un des noms de cet astérisme du Porc ou du Sanglier. Il représente donc tant la prospérité que la Vertu Chevaleresque (Wu De).
Les cochons trouvant une nourriture abondante dans les bourbiers et marais, le paysan n'a plus besoin de les nourrir.
Ainsi le calendrier rural dit "Pendant la huitième et la neuvième lune on lâche les pourceaux et bien qu'on leur donne peu de nourriture, ils engraissent et apportent la prospérité dans la maison".
Cette coutume de lâcher les cochons est encore retracée dans l'expression "les cochons couchés" pour désigner les terrains bas, marécageux et riches.
Le célébré savant Soun Ki de la Dynastie Han fut si pauvre qu'il était obligé de "garder les pourceaux dans un grand marais" afin de pouvoir soutenir sa mère, ce qui n'empèchait pas une multitude de disciples de le suivre sur les petites digues entre les champs marécageux pour écouter ses discours.
Ces cochons en remuant la terre pour manger les bestioles et les racines qui s'y trouvent rendent par là un immense service au laboureur car non seulement ils détruisent la vermine et les mauvaises herbes à leur racine mais préparent aussi, par leurs déjections, le terrain à la culture la plus rentable et ceci avec le seul effort de les garder.
Aussi cette qualité particulière au cochon est exprimée dans le caractère Houei, favorable ou propice, composé des caractères Cochon (Zhu) et Terre (Tu) représentant un cochon qui remue la terre en la réparant pour une récolte favorable.
On se sert donc de ces terrains remués par les cochons pour la culture du riz comme cela est relaté dans un passage du Shi Ji où il est traité de la différente division des terrains et par le Zhou Li où on trouve ce passage :
"Les officiers des semences dans les terrains inondés rassemblent les eaux au moyen d'un réservoir, ils les arrêtent par un barrage, ils les mettent en mouvement par des drains, les répartissent dans les rigoles et les font séjourner par des séparations dans lesquelles on mène les porcs de manière à rendre le terrain utilisable pour la culture du riz".
Ce texte emploie un terme désignant les eaux dans lesquels les porcs se vautrent et produisant, de ce fait, un engrais exceptionnel pour le riz et qui désignent les réservoirs dans lesquels on sème également d'autres céréales.
Cet astérisme préside donc aux conduites d'eau et aux rigoles et permet de déduire des pronostics concernant les conduits d'eau, les étangs, les rivières et les fleuves.
Il est donc mis en rapport direct avec la prospérité de la culture et donc de tout l'Empire.
En dernier lieu l'astérisme du Porc Céleste représente l'arsenal de l'Empereur et préside aux armes de cet arsenal car on commence à préparer les armes pour être en état de se tenir prêt contre les attaques hivernales des barbares.
Ainsi il convient de bien réparer, pendant les premiers mois de l'Automne, les maisons, les fossés, les remparts et fortifications.
L'étoile qui porte le nom de "Oeil du Porc Céleste" est aussi nommé Ta Xiang (Ta Tsiang) ou "Grand Général".
C'est donc une des noms qu'on donne au Cochon et surtout au Sanglier puisqu'il "remue la terre comme un guerrier furieux".
On le nomme également "Général au long museau" ou "Général en Chef".
Cela explique l'adage qui dit que "Le pays de Wou dévaste et avale comme un grand Sanglier les pays qui sont au dessus de lui".
Le Porc représente donc à la fois la prospérité, la bienveillance mais aussi la "Vertu Chevaleresque" (Wu De) qui caractérise le Brave qui défend sa terre et qui sait même accroître son territoire.
Cet astérisme annonce la septième lune qui commence au début du mois caniculaire (Août) et son domicile secret est attribué à l'Elément Métal puisque l'Automne est le règne du fer
(correspond à l'Elément Métal) ".

Note : comme on va le voir plus loin ce commentaire "impérial" comporte bien les Cinq Eléments ce qui est, généralement, le signe d'une année équilibrée.
Ce n'était pas le cas pour le Coq de Bois ni le Chien de Feu.
Le fait que les éléments (Wu Xing) comportent une majuscule, ainsi d'ailleurs que les 12 animax du zodiaque - on parle de l'année du Cochon mais on décrit un cochon - est une convention admise.
Il en va de même, d'ailleurs, pour les "organes" de l'acupuncture.
On écrit donc méridien du Coeur mais on parle des battements du coeur.
Ceci afin de différencier le principe du commun.

Il convient maintenant de préciser que l'Empereur profitait du monopole sur les horoscopes et les calendriers et se devait d'expliquer, à sa manière, ce à quoi ceux-ci pouvaient être utiles à l'Empire Fleuri, donc à la Chine toute entière.
Une fois l'horoscope publié et ses commentaires effectués il laissait aux "Mandarins", donc aux savants, le soin de divulguer cette connaissance et qui apportaient, ce faisant,leurs propres commentaires éclairés par la lecture des Classiques et par leur expérience.
Par la suite cette connaissance et ces commentaires étaient, à leur tour, récupérés et adaptés par ceux qui faisaient profession de "modifier le destin" ou, plus simplement, d'influer sur celui-ci.
Cela allait du médecin, au juge en passant par l'astrologue et le cuisinier.
En fait rares étaient les professions qui échappaient à l'influence horoscopique du Calendrier Impérial !
Il se fallait que celui-ci soit donc à la fois le plus large possible mais, aussi, le plus utile.
Dans ce contexte l'astrologie chinoise, telle que nous la connaissons aujourd'hui, en Occident comme en Chine, n'est qu'une portion congrue, voire populaire ou "folklorique", de ce système impérial profondément lié aux Classiques et à la Sagesse de la Chine Antique et qui touchait alors toutes les classes de la société chinoise du Prince de sang jusqu'au paysan le plus pauvre.
L'influence de ces horoscopes "officiels" était telle qu'ils ne furent jamais interdits même pendant les jours les plus sombres de la Révolution Populaire ou du Grand Bond En Avant !
Ils furent donc repris pas le nouveau système politique qui s'empressa de les diffuser sans trop modifier, par ailleurs, leur contenu et leur contenant.
Le texte de l'Empereur servait donc de base aux commentaires et permettait de "recadrer" quelque peu les divagations fumeuses et les affirmations dénuées de sens.
On constate, par ailleurs, que celui-ci envisage les "Trois Trésors" (San Pao) que sont le Ciel, la Terre et l'Etre humain tout en faisant en sorte d'harmoniser les Trois en Un (San Yi) dans une "Harmonie Suprême".
Il ne faut donc pas s' étonner que sa vision soit simplement un peu plus large et un peu plus élevée que celle d'un "diseur de bonne aventure" !
Ce faisant il n'a que faire des rapports difficultueux entre un individu né sous le signe du cochon avec un autre individu né sous le signe du serpent !
Mais il sait très bien que d'autres que lui pourront commenter ça à sa place.
Et l'Empereur savait également, comme les dirigeants politiques chinois actuels le savent aussi, que les astrologues ne sont pas les plus dangereux ni pour le régime, ni pour l'humanité et qu'ils représentent, en quelque sorte, la soupape de sécurité de l' irrationnel dans un monde qui ne laisse que fort peu de place aux rêves et aux prédictions.


Les caractéristiques du Cochon de Feu donc de la nouvelle année chinoise 2007!


Un porcelet, une fillette, un papillon et des glycines : l'année du Cochon s'annonce bien !

Avant tout abondance et prospérité !

L'Année du Cochon de feu est donc placée sous l'augure de l'abondance.
Jadis "abandonner" signifiait "mettre à bandon" donc à la disposition de tout le monde et sans restriction.
Un banquet "à bandon" permettait donc à tous de manger plus que de raison, d'en reprendre et même d'en rapporter chez soi.
Cette coutume existe toujours en Chine et dans les communautés chinoises où il est question après un repas au restaurant de répartir les restes entre les convives.
Cela prouve que le repas a été abondant et que l'on a mangé comme un cochon !
Les Occidentaux, plus coincés, demandent plus volontiers "quelques restes pour leur chien", ce qui a donné l'expression "dog box" qui désigne le paquet que l'on ramène du restaurant et qu'on mange devant la télé.
Le chien n'étant qu'une bonne excuse.
La tradition consiste aussi dans le fait que celui qui invite réussisse par diverses ruses à régler l'addition et à offrir le repas, ce qui implique les cris offusqués des autres convives et un simulacre de sortie des portefeuilles et des cartes bleues.
Simulacre sans effet, puisque la tradition sera respectée et l'addition déjà réglée à la caisse. .
Ce sera, ensuite, aux autres convives, à leur tour d'inviter puis de rendre la pareille.
Cela change quelque peu du gag occidental qui consiste à tenter de partager l'addition !
Cette abondance implique la générosité, la bonne volonté et le bien-être.
Mais le Cochon de feu semble aussi quelque peu téméraire et parfois même un peu naïf.
Prêt à se lancer dans l'aventure tête baissée il peut être la victime d'escrocs ou d'aigrefins sans scrupules qui profitent de sa bienveillance et en abusent.
Il convient donc d'avoir l'oeil et surtout de "sentir" ou de pressentir les fripouilleries.
Le Cochon de feu pourrait avoir une certaine tendance à l'exagération et à la suffisance.
Il pourrait également se montrer trop indulgent vis à vis de ceux qui profitent de ses largesses.
Et faire semblant d'être dupe pour éviter de passer, devant les autres, pour un pigeon
Mais il n'en est pas moins rancunier car sa droiture lui permet de juger, souvent trop tard, malheureusement
celles et ceux qui lui ont réellement causé du tort.
En affaires le cochon est astucieux et profondément matérialiste : "les affaires sont les affaires" mais cela l'empêche parfois d'élargir son regard et d'oublier la stratégie au profit de la tactique où même de la pratique de l'habitude pour l'habitude?
Il aime l'argent et les avantages que celui-ci procure.
Cela ne l'empèche nullement d'être fort charitable et particulièrement loyal.
Mais il n'est pas totalement désintéressé car "ses futurs amis sont ses futurs clients et ses futurs clients sont ses futurs amis"
Il envisage la vie sous un angle très positif et souvent avec optimisme même dans l'adversité ce qui rassure les anxieux mais met hors d'eux les aigris.
Le Cochon est également un grand conciliateur et de très bon conseil.
C'est aussi un séducteur sensuel et bien intentionné qui ne regarde pas à la dépense.
Par contre, il peut devenir exclusif et jaloux et, parfois s'avère trop conventionnel et un tantinet moralisateur.
Son courage l'incite à prendre la défense de la veuve et de l'orphelin et, en ce cas, il rejoint le Tigre qui partage avec lui cette fameuse "Vertu Chevaleresque".

Il s'agit donc d'une bonne année, particulièrement faste pour les natifs de l'année du Cochon et plus encore pour les Cochons de Feu au septième et huitième mois de cette année lunaire, donc en août et en septembre.

Quelques accords et quelques conflits !

Une autre période faste s'étend, pour le Cochon en général, du début novembre au début décembre.

Le Cochon de Feu s'entend particulièrement bien avec le Tigre de Métal (1890 1950) comme le Cochon s'entend généralement bien avec le tigre.

Traditionnellement le Cochon s'entend bien avec le Mouton, le Lièvre et le Dragon.

Mais il s'entend moins bien avec le Serpent et conçoit quelque animosité pour le Coq et le Boeuf.

Sa formule préférée pourrait être "Je me satisfait de peu mais uniquement du meilleur" !

A cette image si le Cochon est un signe astrologique peu valorisé, il n'en demeure pas moins l'un des meilleurs !

Précisons, enfin, que, populairement, en Chine "manger du cochon rôti à deux" signifie faire l'amour.

Et il vaut toujours mieux faire l'amour dans l'opulence que la guerre dans la misère !

Publié dans notreninettedechine

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L
Bonne année!!!!!!!!!!!<br /> louda
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